|
|
Immobilier ancien : baisse des prix de 5% à 8% en 2008, selon la Fnaim
Le volume des transactions devrait reculer de 20 à 25% dans l'immobilier résidentiel ancien, selon la FNAIM (fédération nationale de l'immobilier). Quant au prix, la baisse devrait tourner entre 5 et 8%. La Fédération réclame, comme dans le neuf, le doublement du prêt à taux zéro dans l'ancien. Les "membres de la FNAIM" sont "face à un marché qui s'est beaucoup réduit. On constatera à la fin de l'année (...) de l'ordre de 20% à 25% de chiffre d'affaires en moins, de transactions en moins", a-t-il déclaré sur l'antenne de radio BFM. En se basant sur les 70.000 transactions réalisées dans l'ancien en 2007, le nombre des ventes devrait tourner autour de 525.000 cette année. "On parle là des agents immobiliers, mais pour les gestionnaires, les questions de pouvoir d'achat les concernent et globalement aucune profession immobilière n'est épargnée", a-t-il dit. "Les entreprises résistent, elles se battent, elles apportent des services nouveaux, elles tiennent sur leurs réserves. Il est urgent que le marché redémarre", a-t-il ajouté. M. Buzy-Cazaux a estimé que les mesures en faveur du secteur immobilier annoncées par le président Nicolas Sarkozy "laissent augurer un redémarrage dans les semaines qui viennent", soulignant cependant que "d'une manière générale c'est le moral des ménages qui doit s'améliorer". Interrogé sur la baisse des prix réclamée par le président, il a évoqué une baisse de 5 à 8% par rapport à 2007, et affirmé que les "marges de négociations" sont réapparues au moment de la vente. De leur côté, les deux fondateurs et co-présidents de Laforêt Immobilier constataient déjà un recul des prix de -6,1% à fin octobre. Pour l'économiste Jacques Friggit, les prix de l'immobilier résidentiel pourraient même reculer de 40% entre cinq et sept ans, afin de retrouver une certaine corrélation avec les revenus des ménages. L'autre souhait des agents immobiliers réunis au sein de la FNAIM concerne le crédit immobilier. "Les banques prêtent en choisissant leurs emprunteurs. Pour les sélectionner, elles ont tendance à exiger 30% d'apport personnel. En ajoutant les droits d'enregistrement liés à tout achat dans l'ancien, les éventuels acheteurs doivent finalement réunir près de 40% d'apport ", regrette Patrick Siksik. Pas étonnant dans ces conditions que le marché de l'immobilier résidentiel tourne au ralenti dans l'ancien. Les Echos Patrimoine -08/12/2008
|
|


del.icio.us
Digg