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Saif Durbar s’explique et accuse: je suis un problème pour la France !

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Après la publication par L’Indépendant d’une série d’articles l’incriminant dans une affaire d’escroquerie, Saif Durbar, nommé par le président centrafricain François Bozizé comme Ministre Résident à Londres, a entrepris de s’expliquer dans nos colonnes pour livrer sa version des faits à l’opinion publique tant nationale qu’internationale.

Saif Durbar  s’explique et accuse: je suis un problème pour la France !
Pour lui, l’accusation dont il fait l’objet devant les juridictions françaises n’est rien d’autre qu’une machination ourdie par des milieux politico-affairistes de l’hexagone, qui savent pertinemment que lui Saif Durbar n’a rien à voir avec cette affaire d’escroquerie mais qu’il a été lui-même victime d’Alexandre Forester à l’origine de cette vaste arnaque.

Selon lui, l’affaire débute en 1995 où l’un de ses amis, un banquier irlandais lui a parlé du nommé Forester qui souhaitait ouvrir un compte bancaire dans un pays outre que la Suisse, l’Angleterre et les Etats-Unis. Tout ce que j’ai fait, rapporte-t-il, c’est de mettre Forester en contact avec le directeur d’une banque iranienne à Paris et lui emprunter après vérification, la somme d’un million de dollars que j’ai moi-même viré sur le compte. Il a promis me remboursé cet argent avec un taux de 40% de profits par mois.

Il poursuit en insistant sur le fait que la première fois qu’il a rencontré le nommé Forester c’était à Zurich en présence d’autres individus qui ne sont en réalité que des victimes de ce dernier. « À mon insu, il m’a présenté aux autres comme étant son partenaire, ce qui est absolument faux », fait-il remarquer.

Suite à cette rencontre, précise-t-il, Alexandre Forester se serait donné pour mort. Aucun de ses téléphones portables, ne répondaient plus durant quatre mois. Il a dû à cette époque, toujours selon ses explications, engagé Risk Management, une société spécialisée dans les enquêtes, afin de retrouver les traces de Forester à Malaga en Espagne. Après l’avoir retrouvé, Forester a promis le remboursé dans un délai d’une semaine, mais il ne verra jamais les couleurs du million de dollars emprunté.

A en croire Saif Durbar, en 1998, à sa grande surprise alors qu’il repartait à Londres après avoir pris part à un mariage en Belgique, il s’est fait arrêter par la police française qui lui a mentionné séance tenante qu’un mandat d’arrêt avait été lancé contre lui. Selon ses dires, il sera présenté au juge à qui il expliquera qu’il possédait une résidence en France (Cannes) et qu’il venait juste d’acquérir un casino d’une valeur de 45 millions d’euros et qu’on pouvait seulement le convoqué au lieu de lancer contre lui un ridicule mandat pour 3 millions de dollars comme s’il était un fugitif. Il dut attendre trois mois en détention, indique-t-il, avant d’être libéré sous contrôle judiciaire. Durant ces trois mois de détention, explique-t-il, ce qui intéressait la juge c’était ses rapports avec certains dirigeants d’ELF.

Il trouve assez curieux que cette affaire ait pu ressurgir en 2006 quelques semaines après l’OPA d’Aréva sur Uramin et le refus du gouvernement centrafricain de cautionner cette mascarade (lire nos précédentes éditions). C’est alors qu’il sera condamné à défaut en première instance malgré les témoignages du directeur de la banque en sa faveur et que le procès en appel à son absence, n’aura duré que trois heures dont seulement 20 minutes pour la confirmation du premier jugement.

Monsieur Durbar n’hésite pas à faire le parallèle entre cette affaire et son soutien au régime de Bangui. Il ne passe d’ailleurs pas par le dos de la cuillère pour accuser la France. « Je suis un problème pour la France », martèle-t-il sans sourciller. Avant de conclure à une cabale montée de toutes pièces pour ternir l’image de marque des autorités centrafricaines « J’aime la Centrafrique. Je me bas chaque jour que Dieu fait pour qu’il y est un début de développement afin de permettre à la population de seulement manger à sa faim. Car la Centrafrique est riche. Il n’est pas normal que quelques pays par méchanceté entravent son plein essor. Aujourd’hui mon pêché c’est de vouloir aider notre pays à progresser », explique-t-il.

« Je puis vous dire monsieur le journaliste, si à la suite d’un procès juste et équitable où les droits de la défense sont respectés et que je suis reconnu coupable j’irai de moi-même en prison. Mais aujourd’hui, l’évidence c’est que je suis victime d’une cabale, pourtant j’ai perdu de l’argent dans cette affaire », conclu-t-il.

Une histoire de châsse gardée ?

Plusieurs sources proches du dossier indiquent qu’il y’a une part de vérité dans les affirmations de Saif Durbar. Si ce dernier s’avise à ne plus empiéter sur la plate bande de Paris, estime-t-on, il ne serait plus inquiété par une menace d’extradition vers la France et que peut-être cette affaire serait définitivement enterrée.

Car, explique-t-on de source diplomatique, Saif Durbar, en sa qualité de Ministre de la République centrafricaine bénéficie d’une immunité et c’est d’ailleurs ce que plaide ses avocats. D’après la source, le Quai d’Orsay qui n’ignore pas que Saif Durbar a été nommé Ministre par le président d’un Etat souverain, appartenant au pré-carré français, ne souhaiterait pas créer un incident diplomatique avec le pays en question.

Toujours selon la même source, cela signifierait un mépris total des institutions de la République centrafricaine, pays ami de la France et ouvrirait la voie à des précédents du même genre. Autrement dit, un diplomate français impliqué par exemple dans un trafic quelconque comme c’est souvent le cas en Centrafrique, pourrait être arrêté et inculpé sans que son immunité soit levée, justifie-t-on.

L’on propose même une solution alternative qui consisterait à harmoniser les intérêts des uns et des autres. En langage clair : un partenariat en bonne et due forme entre les deux parties pour éviter de transformer la République centrafricaine en théâtre d’affrontement d’intérêts divergents.

D’ici-là, c’est avocat contre avocats et arguments face à arguments. Nous reviendrons sur les tenants et les aboutissants de cette affaire dans nos prochaines livraisons. A suivre…



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